Matin bonheur
Un vent frais souffle sur mes pieds dénudés,
Soudain, un frisson s'empare de moi,
Dans un demi sommeil, j'entends au loin l'alarme de mon réveil,
Je fais la sourde oreille et saisis machinalement de mes mains moites ce gadget que je maudis chaque matin,
S'offrir cinq dernières minutes de silence complet, qui refuserait ?
C'est alors que je disparais sous les draps et profite du précieux.
Des minutes se sont écoulées mais on aurait dit des secondes ...
Je suis tentée de doubler la mise mais il va bien falloir se bouger.
Assise, encore étourdie, je mime ma prière en pensant à cette journée dont j'espère déjà la fin,
J'ouvre les volets pour me connecter à la vie: les oiseaux, la brume, les klaxons qui résonnent au loin ...
Je peine à me mettre en rythme.
La tete dans les nuages, je m'imagine un monde dans lequel on aurait le droit de s'absenter de tout sans avoir à en donner les raisons.
Qui parle de déprime ? Tout de suite les grands mots !
Il est des moments où l'on a juste envie de se remplir du vide, expérimenter l'art de la tranquillité et se laisser nourrir de fines ondes qui ne se laissent saisir que dans ces doux instants.
Que certains y voit le signe d'une pathologie latente ou refoulée n'est en rien surprenant,
On baigne dans une société où le silence pertube, pire, fait peur,
On devient adepte du bruit, de la gesticulation en tout temps pour meubler, pour échapper à soi-même,
Elle est là la pathologie.
Se connecter à soi est indispensable, il n'est que des âmes apaisés et tranquilles pour l'expérimenter.
Le silence n'est pas simplement à percevoir à l'extérieur de nous, mais aussi et surtout, à l'intérieur de nous.
Soyons capables de bâtir de petits îlots au fond de nous afin de nous y abreuver dès que le besoin se fait sentir.
Soudain, un frisson s'empare de moi,
Dans un demi sommeil, j'entends au loin l'alarme de mon réveil,
Je fais la sourde oreille et saisis machinalement de mes mains moites ce gadget que je maudis chaque matin,
S'offrir cinq dernières minutes de silence complet, qui refuserait ?
C'est alors que je disparais sous les draps et profite du précieux.
Des minutes se sont écoulées mais on aurait dit des secondes ...
Je suis tentée de doubler la mise mais il va bien falloir se bouger.
Assise, encore étourdie, je mime ma prière en pensant à cette journée dont j'espère déjà la fin,
J'ouvre les volets pour me connecter à la vie: les oiseaux, la brume, les klaxons qui résonnent au loin ...
Je peine à me mettre en rythme.
La tete dans les nuages, je m'imagine un monde dans lequel on aurait le droit de s'absenter de tout sans avoir à en donner les raisons.
Qui parle de déprime ? Tout de suite les grands mots !
Il est des moments où l'on a juste envie de se remplir du vide, expérimenter l'art de la tranquillité et se laisser nourrir de fines ondes qui ne se laissent saisir que dans ces doux instants.
Que certains y voit le signe d'une pathologie latente ou refoulée n'est en rien surprenant,
On baigne dans une société où le silence pertube, pire, fait peur,
On devient adepte du bruit, de la gesticulation en tout temps pour meubler, pour échapper à soi-même,
Elle est là la pathologie.
Se connecter à soi est indispensable, il n'est que des âmes apaisés et tranquilles pour l'expérimenter.
Le silence n'est pas simplement à percevoir à l'extérieur de nous, mais aussi et surtout, à l'intérieur de nous.
Soyons capables de bâtir de petits îlots au fond de nous afin de nous y abreuver dès que le besoin se fait sentir.

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